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Courriel : domaine.schoppenwihr@orange.fr

PRINTEMPS 2012 :  Fête des plantes rares  à Schoppenwihr les samedi 28 et dimanche 29 avril 2012

 

Heures d’ouverture (hors manifestations): 13h à 18h du 1er Avril au 1er Novembre. Les billets (avec brochure gratuite du site) sont vendus à l’intérieur du parc. Le droit d’entrée est consacré à la sauvegarde et à l’embellissement du parc. (Visite guidée sur rendez-vous)

Tarifs (hors manifestations) :
Adulte                :  5 €
Senior, étudiant  :  4 €
Enfants accompagnés (- de 16 ans) : gratuit

Pour vous faciliter l’accès au parc :
Point de repère dans la Zone commerciale : à hauteur de Gemo, emprunter la Route du Parc, continuer tout droit (en passant devant Nature&Santé) et se diriger vers la forêt apparaissant au loin.  Le parking et l’entrée du parc (en face de la scierie) sont annoncés par un panneau.

Cartes de membre : 
Les cartes de membres sont à la disposition des visiteurs qui désirent souscrire à un abonnement annuel pour accéder au parc et à ses manifestations. Vente sur place.

Photos de mariage : 
Forfait 50 € pour 1 couple + photographe (avec accès au parc de 2 voitures)

Salles de réception : 
Location pour mariage ou autres festivités. 
Téléphoner au 03 89 41 22 37

17. August 2011
Veröffentlicht in der gedruckten Ausgabe der Badischen Zeitung.
von: Bärbel Nückles

Ein Gruß an Jean-Jacques Rousseau
Vor sieben Jahren hat der Designer François de Watteville einen alten englischen Park übernommen und seither in ein beliebtes Ausflugsziel verwandelt.
 
François de Watteville, Herr über 40 Hektar Park Foto: bärbel nückles

COLMAR. Wenige Kilometer nördlich von Colmar liegt eine Parkanlage, die vor 80 Jahren im englischen Stil angelegt wurde. Der Naturpark ist seit sieben Jahren öffentlich zugänglich und zu einem regionalen Anziehungspunkt für jährlich 10 000 Besucher geworden.
Der Weg in die Oase führt von der autobahngleichen Nationalstraße bei Colmar durch ein Gewerbegebiet mit Einkaufszentrum und Gartencenter. Nach kurzem Fußmarsch über einer Platanenallee findet sich der Besucher plötzlich mitten im romantischen 19. Jahrhundert wieder. Ein Gingko, eine Himalaya-Zeder, Magnolien, Riesenplatanen, Rotbuchen, ein japanischer Schnurbaum und eine 300 Jahre alte Eiche, dazu Teiche, Flüsschen, Brücken, Lichtungen und weitläufige Wiesen – der Park von Schoppenwihr.

Bevor François de Watteville die Leitung des Parks und des landwirtschaftlichen Betriebes 2004 von seinem Vater übernommen hat, war Schoppenwihr für die Öffentlichkeit nicht zugänglich. “Schon als 18-Jähriger habe ich davon geträumt”, sagt de Watteville. In Schoppenwihr verbrachte de Watteville seine Ferien. Aufgewachsen ist er in Paris, London, Brüssel, Wien. Als der heute 48-Jährige New York den Rücken kehrte, tauschte er ein Leben als Designer und Innenarchitekt gegen Gartenarbeit und Landwirtschaft ein.

Ein Satz aus dem Besucherheftchen des Parks fasst de Wattevilles Selbstverständnis treffend zusammen: “Vielleicht ist es dieser Eindruck, dass Mensch und Natur endlich in Harmonie leben können und dass es ein Paradies gibt in dieser Welt, das uns mit Glück erfüllt.”

Als de Watteville auf einem künstlichen Hügel um acht Uhr früh im feuchten Gras steht und auf rotviolett blühenden Weiderich an einem der sanft geschwungenen Seeufer blickt, erinnert ihn das an Jean-Jacques Rousseau, den französischen Naturphilosophen. Und ihm ist anzusehen, dass der Abschied aus der Megacity und die Entscheidung für das Landleben im Elsass ohne Wehmut erfolgt ist.

De Watteville bewirtschaftet in Bennwihr-Houssen bei Colmar 120 Hektar Land als Biobetrieb. 40 Hektar nimmt der Park ein. All das pflegt er gemeinsam mit zwei Mitarbeitern. Zur täglichen Mühsal gehören die Getreideernte, das Einsammeln der Schnecken und das Auffüllen jener Löcher, die Wildschweine des Nachts gegraben haben. Zwischen amerikanischem Ahorn und einer erhabenen Eiche belohnt sich der Grundbesitzer mit einem Blick in die Weite einer Lichtung.

Seit François de Watteville Schoppenwihr von seinem Vater übernommen hat, mussten viele hundert Bäume weichen. Die meisten waren krank, andere verstellten den Blick hin zu den Vogesen und in die Tiefe des Gartens. Noch im ersten Drittel des 20. Jahrhunderts wurde das elterliche Gut von 20 Gärtnern bewirtschaftet. 1930 hatte der Landschaftsarchitekt Achille Duchêne die Parkanlage gestaltet, mit einem Auge für die freien Flächen, die als Gegenpol Bäume, Blumen und Sträucher erst richtig in Szene setzten. Das Herrenhaus flog 1945 bei der Explosion eines Munitionslagers im Keller in die Luft.

“Es ist wichtig, an den richtigen Stellen nicht zu viel zu machen”, sagt de Watteville. Je weiter man sich von den Häusern entfernt, desto zurückhaltender sollen die Eingriffe sein. De Watteville nimmt an einer verfallenen Brücke an einem der Kutschwege eine Handvoll Erde auf. “Der Boden liebt es nicht, wenn man ihn zu sehr bearbeitet”, sagt er. Bei seiner Rückkehr aus New York, erinnert er sich, hätte er sich nicht vorstellen können, wie viel Freude ihm die Landwirtschaft bereite.

Zweimal im Jahr, im Frühjahr und im Herbst, lädt de Watteville zu einer Börse für Pflanzenliebhaber ein, der Fête des Plantes rares, dem Fest der seltenen Pflanzen ein. “Wenn mich elsässische Politiker auf den Park ansprechen”, sagt François de Watteville, “dann geht es stets darum, ob ich hier einen Golfplatz anlegen oder ein Luxushotel einrichten will.” Dabei ist das so ziemlich das letzte, was sich der Architekt für seinen Naturpark vorstellen kann.

Photos d’un visiteur


 

 

 

 

 

 

 

 

Articles parus dans “L’ALSACE” le 4 octobre 2010

Un vent d’été indien à la fête des plantes d’automne

C’est sous un soleil digne d’un été indien que le parc de Schoppenwihr était ouvert au public ce week-end pour la traditionnelle fête des plantes d’automne.
Les visiteurs ont pu admirer toutes sortes de plantes et demander conseils aux différents horticulteurs. Ces derniers sont venus de toute la France et d’Allemagne. « Nous venons chaque année au stand allemand pour les bulbes d’Amaryllis » confie Christine, une passionnée de plantes.
Des plantes carnivores, des bonzaïs, des érables japonais avec leurs couleurs chatoyantes, des cactus, des chênes, des lilas, des bambous, etc., étaient à découvrir et à acheter.
Pour ceux qui se sont laissés tenter par un arbuste, voire un arbre de haute taille, le transport jusqu’à la voiture. Heureusement, les scouts étaient là pour aider les clients à l’aide de petites charrettes. Des connaisseurs ont ramené leur propre chariot, histoire de ne pas être pris de court. Outre toutes les plantes qui ont envahi le joli parc de Schoppenwihr, des graines étaient également disponibles. Le stand de graines exotiques a connu beaucoup de succès notamment celles de palmiers. D’autres aux noms rigolos tels que « Hubbard vert », « Arroche », « Baselle » ou encore « Pleine de Naples », ont intrigué les amateurs.
Des livres et des accessoires de décoration intérieure avaient aussi leurs stands.
Métal et céramique
Après les plantes et les arbustes, le passionné qui cherchait de quoi agrémenter son jardin avait le choix entre des tuteurs originaux, des oiseaux en métal, des escargots en céramique, des chaises et des tables en fer forgé, etc. Avec ce beau dimanche ensoleillé, grands-parents, parents et enfants ont sillonné les allées du parc en nombre. C’était l’occasion pour les plus jeunes de ramener leur première plante à la maison comme un cactus qui a toujours du succès auprès des enfants, et de recueillir les précieux conseils des vendeurs pour prendre soin de ce nouveau venu dans la famille.
Armelle Bohn


Photos “L’Alsace

Article DNA signé Valérie Koelbel :
Explosion de couleurs

François de Watteville accueillera des spécialistes de plantes rares. (Photo DNA)
Le parc de Schoppenwihr se prépare à accueillir des milliers de visiteurs pour la fête des plantes d’automne la semaine prochaine. 62 stands sont annoncés cette année contre 54 l’an dernier.
Parmi les nouveautés, un jardin botanique des Pyrénées orientales qui proposera des arbres et arbustes rares, une pépinière de Bourgogne avec ses plantes parfumées et mellifères et un exposant alsacien de matériaux anciens de décoration. François de Watteville, propriétaire du parc, se réjouit aussi d’accueillir Jean-Raymond Haessig, « un horticulteur haut en couleurs » passionné par les chrysanthèmes japonais. « Car il est temps de sortir les chrysanthèmes du cimetière ! » s’exclame le baron jardinier. « Au Japon, cette fleur orne la médaille impériale, en Amérique, des jardins entiers lui sont consacrés. En France, nous devons la regarder d’un oeil neuf ».
 Certains producteurs de la fête du printemps ont décidé cette année de tenter leur chance en automne. « Les visiteurs d’octobre ne sont pas encore tout-à-fait aussi nombreux que ceux du printemps, concède François de Watteville. Pourtant, c’est une très bonne saison pour planter. En automne, on voit ce que la plante va donner en terme de couleurs ou de fruits ». 

Bulbes allemands et soupe au potiron
La semaine prochaine, les vivaces, arbustes, fruitiers et graines cotoieront les bulbes « que nos amis allemands réussissent très bien », précise l’organisateur. Qui garde la même exigence de qualité en invitant uniquement des producteurs, professionnels ou amateurs et non des revendeurs de plantes. Des stands de livres complèteront le tout. La restauration sera une nouvelle fois assurée par l’amicale des sapeurs-pompiers d’Ostheim, avec au menu, pour la première fois, une soupe au potiron.

Les amélanchiers vont s’enflammer
François de Watteville et le paysagiste Michel Martin proposeront des visites commentées le samedi et le dimanche à 11 h. « La date de la fête a été choisie pour que le parc se présente sous son meillleur jour. Début octobre, les amélanchiers du Canada, les chênes rouges d’Amérique, les viburnums s’enflamment, les vivaces sont encore en forme ». Le propriétaire des lieux sélectionne de plus en plus les arbres « en fonction de leur floraison printanière et de leurs couleurs d’automne » en se débarrassant de ceux qui n’ont aucun intérêt. L’objectif étant de faire de Schoppenwihr « un jardin d’art, l’un des plus beaux et les plus visités de France ». Avec deux atouts, sa superficie de 40 hectares et ses arbres centenaires.

 

Article “L”ALSACE” du 2 octobre 2010 :

La Fête qui annonce l’automne

L’automne, ses couleurs, sa fête des plantes : l’année est rythmée par deux fêtes des plantes à Schoppenwihr. Celle d’automne se déroulera les 2 et 3 octobre.

« La date de la fête est calculée précisément pour avoir des fleurs et les premières couleurs de l’automne », explique François de Watteville. Ne pensez pas qu’on improvise une fête des plantes. S’il ne parle pas de lunaison, le maître des lieux attache une grande importance à la mise en valeur de son domaine par rapport avec la floraison : « on a le choix entre le premier week-end pour les fleurs, ou le dernier week-end d’automne pour les couleurs automnales des arbres ».
Parce qu’aujourd’hui, le parc est en pleine floraison de vivaces, qu’il a replantées au printemps : cléomes, petites sauges florales, lierre, etc. « La fête à la fin du mois d’octobre était très bien pour ceux qui savent ce qu’ils veulent faire ». On n’y voyait en effet que des plants sans fleurs, et il était difficile pour des novices de se faire une idée de la couleur exacte des feuilles de l’arbre…
60 exposants ont été sélectionnés, soit presqu’une dizaine de plus que l’an dernier. La sélection est pourtant rude : François de Watteville préfère les pépiniéristes originaux aux simples grossistes qui se fournissent en Belgique. Ainsi, il fait venir un spécialiste de plantes rares du Jardin botanique des Pyrénées Occidentales ; une pépiniériste férue de plantes mellifères venant de Bourgogne, ou encore un spécialiste alsacien de chrysanthèmes. « Le chrysanthème est un bouquet traditionnel d’automne dans beaucoup de pays. Lui considère que c’est presque idiot d’oublier ces fleurs au cimetière », ajoute François de Watteville.
Les professionnels se passent l’adresse au fil des années. L’hôte des lieux considère que sa fête ressemble désormais à une « convention des plantes ». 7 000 visiteurs sont venus à l’automne dernier. Et s’ils n’achètent pas ils peuvent se contenter d’admirer les lieux : les parterres n’en finissent plus de vivre une seconde jeunesse, et font le bonheur des insectes autochtones. « Les abeilles sont folles en ce moment dans le lierre ». Ici, la nature est laissée libre autant que possible. Les abeilles fabriquent leur ruche par elles-mêmes, dans un entresol, ou sous une vieille fenêtre : « je laisse les ruches sauvages pour les observer, savoir comment évoluent les abeilles ». Le parc botanique dont rêve François de Watteville n’est plus si loin : il continue de faire évoluer son parc en l’agrémentant de plantes décoratives. Sa campagne de plantation de bulbes débutée l’an passée se poursuivra. « On naturalise les narcisses ; on les laisse se débrouiller seules dans le sol pendant l’hiver ».
En ce sens, il apporte une approche très anglo-saxonne du jardin : « quand on plante à l’automne, on laisse pousser ; quand on plante au printemps, on oblige à pousser », dit-il.

(photo L’Alsace)

Photos DNA – Christian Motsch
Extrait d’un article paru dans les DNA – Lundi 26 avril 2010
Petites pousses, grands effets
Le jardinage a le vent en poupe. À jauger l’affluence qu’a connue la 30e fête des plantes, ce week-end au parc de Schoppenwihr, qui pourrait encore en douter ?
Si elle figure parmi les plus anciennes manifestations nationales dédiées à cette thématique, la fête des plantes de Schoppenwihr parvient également à se frayer une place dans la cour des grands. Si Saint-Jean de Beauregard et Courson occupent la pôle position depuis longtemps, Schoppenwihr est devenu, de l’avis du pépiniériste champenois Jean-François Boulard et spécialiste français du conifère miniature, un “petit Courson”.
” Nous essayons de faire de cette fête un fer de lance de la botanique, en nous appuyant sur un retour vers la chose vraie et naturelle ” , assure François de Watteville , l’instigateur de cette grand’messe des jardiniers et paysagistes amateurs dans le parc séculaire de Schoppenwihr.
Plus de 10 000 visiteurs auraient posé leur regard sur ces milliers de jeunes pousses. À Schoppenwihr on est assuré de trouver ce que l’on cherche au vu de la diversité et la qualité des références proposées. Ne serait-ce que pour fleurir ses jardinières, les propositions ne manquent pas.
Vous ne possédez ni jardin ni balcon ? Qu’importe, le parc lui-même impose une séance de flâneries à l’ombre des chênes centenaires, des magnolias en fleur et des buttes recouvertes de narcisses. Ce parc pour partie à la française et pour l’autre partie à l’anglaise, vaut le détour à lui tout seul. François de Watteville l’a bien compris, lui qui l’améliore d’année en année. Voilà la promesse de nouvelles sensations pour l’an prochain…

30 ans de fête des plantes : 


Photo Hervé Kielwasser

 


Extrait d’un article paru dans “L’ALSACE” du 22 avril 2010 

la fête des plantes de Schoppenwihr en est déjà à sa 30e édition. Et elle s’ancre dans les habitudes des nombreux amoureux de plantes rares : 10 000 personnes avaient fait le déplacement à la précédente fête de printemps. Le deuxième rendez-vous annuel à l’automne commence tout doucement à trouver ses marques.

Si rien de particulier ne marquera ce 30e anniversaire, la fête s’assoit juste encore un peu, prenant une ampleur accrue en accueillant toujours plus d’exposants, soit un total de 74 cette année. ” Je reçois plein de demandes au long de l’année mais je ne retiens que ceux qui apportent des choses différentes. Notamment ceux qui apportent une collection entière d’une même plante “, explique François de Watteville. Citons par exemple un pépiniériste spécialisé en sauge venu tout droit du Quercy; un producteur de plantes aquatiques et plantes d’au, spécialiste de lotus et nymphéas; Jean-Philippe Koenig, un Alsacien du Japon revenu à Erstein passionné de poterie japonaise pour bonzaïs; un spécialiste de plantes rares grimpantes venu du Gard également collectionneur de jasmin, un spécialiste et collectionneur d’orchidées rustiques, un pépiniériste suisse avec une collections de lys rares, etc. Parce que les exposants de la fête de Schoppenwihr viennent de la France entière, voire des pays voisins désormais. C’est dire si la renommée du parc se déploie. On vient y discuter plantes rares entre amoureux et spécialistes et on vient y faire son marché grâce à des aménageurs d’espace ou des artisans originaux.

Un parc romantique
Les visiteurs peuvent également suivre une visite guidée samedi et dimanche à 10h30 en compagnie de François de Watteville et Michel Martin, son jardinier préféré. Histoire de découvrir un parc en constante évolution, que François de Watteville aménage au fur et à mesure des années, à sa manière : ” je veux que le parc soit un bastion de romantisme, j’ai toujours dit que je souhaitais que Schoppenwihr devienne un parc comme Giverny “. Il en prend tout doucement le chemin :
un lagon a fait son apparition ici et des plantations de bulbes là, et toujours ce goût pour les plantes que d’autres prendraient pour des mauvaises herbes: ces euphorbes qu’il a trouvées par exemple sur une aire d’autoroute et à qui il a trouvé une place dans son jardin extraordinaire. Il aime les plantes vivaces, ces plantes qui resteront là en permanence, en harmonie avec le reste du décor, peu importe qu’elles soient “nobles”. Il rêvait d’un lagon pour y mettre des plantes d’eau qui nettoient l’eau tels des filtres, il vient de le réaliser. Peu à peu le parc s’embellit : les 4000 bulbes de narcisses seront doublés l’année prochaine, pour orner les petites buttes, parfaits points de vue sur le reste du parc. Un seul mot d’ordre : le naturel qui s’applique à tout l’espace. Parce qu’il ne faut pas oublier que Schoppenwihr est également une exploitation agricole totalement bio : 120 hectares où se mêlent le maïs, le soja et de nombreuses variétés de céréales. ” Je progresse, mais je suis quand même le plus nul des agriculteurs de soja d’Alsace ! ” sourit-il. Malgré tout, l’exploitation tourne bien à son goût : ” en maïs, j’ai un rendement à peine légèrement inférieur à ce qu’il était avant le passage au bio “. 

Y ALLER : 30e fête des plantes, parc de Schoppenwihr, Bennwihr-Gare, 24 et 25 avril de 9h à 17h (fermeture des caisses). Entrée : 5€ par personne. Gratuit pour les enfants de moins de 10 ans. Restauration sur place. Attention : les animaux ne sont pas admis dans le parc. Tél. 03 89 41 22 37


Photo d’archives Hervé Kielwasser 

Alsace Nature propose deux nouvelles « sorties nature » ce week-end, l’une à Schoppenwihr et l’autre à Westhalten.
La première « sortie nature » du week-end aura lieu samedi 10 avril, dans le jardin du parc de Schoppenwihr, réputé pour le cadre romantique qu’il offre à ses visiteurs.
L’histoire de ce site débute au milieu du XVIII e siècle. À l’époque, Schoppenwihr était l’appellation donnée à une vaste ferme dominée dans sa partie centrale par une imposante et magnifique demeure typiquement alsacienne. Au fil des années, le grand jardin qui entoure le château s’est développé et apris progressivement des allures de parc.
Aujourd’hui, le site est un jardin romantique d’une quarantaine d’hectares, qui utilise admirablement étangs, rivières et champs pour créer une impression d’espace et d’infini jusqu’aux contreforts des Vosges.
Entretenus et exposés comme des œuvres d’art, les arbres géants de Schoppenwihr sont des monuments à découvrir absolument.


Michelle Freudenreich

Le parc jette ses derniers feux avant de renaître pour l’ouverture au public le 1er avril. (Photo DNA-Julien Kauffmann)
 

Le parc de Schoppenwihr vient de prendre ses quartiers d’hiver. Le temps de reprendre vigueur pour l’ouverture printanière, le 1er avril. Sa destination se précise de plus en plus : devenir un lieu dédié au tourisme de jardin.

« Mon idée est de redonner au parc sa vocation de très beau jardin, d’en faire une attraction touristique ». François de Watteville, propriétaire des 120 hectares du parc (dont 40 de jardin), distingue les « jardins botaniques très étiquetés, plutôt scientifiques » des « jardins d’art purement artistiques ». Il range le sien dans la deuxième catégorie. Pour lui, le parc de Schoppenwihr, classé par la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) comme jardin remarquable, doit s’aborder comme une oeuvre d’art et le visiteur y ressentir les mêmes sensations que dans un musée. Une atmosphère de douceur et de calme.
 « Quelques jardins d’art français marchent très bien. Comme ceux de Berchigranges, dans les Vosges, de Giverny, en Normandie ou le potager de Villandry, en Touraine. On y entre et c’est comme si on débarquait au paradis ou sur une autre planète. J’espère arriver à ce point-là. Pour y parvenir, il faut une harmonie parfaite. Ça concerne aussi bien la plus petite fleur sur laquelle personne ne marche que les arbres de 300 ans ». Son but : obtenir une « très belle ossature ». Celle d’origine date des années 1840-1850. C’est un Ecossais, dont on ignore le nom, qui l’a modelée. Suivi par Achille Duchêne vers 1930.
François de Watteville a commencé à redessiner son parc en 2005. Trois personnes, lui compris, y travaillent (son épouse et ses enfants donnent un coup de main). Ils ont d’abord entrepris de nettoyer les grandes prairies envahies de ronces et de chardons et d’éliminer la végétation intruse sous les arbres. « Nous avons recréé des espaces, une butte, un jardin aquatique, un autre de vivaces. Nous taillons les arbres pour avoir un horizon dégagé sur les Vosges, nous respectons tous les grands axes, les aires romantiques. Cet automne, nous avons planté 3 500 bulbes ».
 L’architecture du parc prend forme : près des bâtiments, un jardin « précieux » et ordonné et à mesure qu’on s’en éloigne, un espace de plus en plus sauvage qui donne une impression d’ampleur. « Nous aimerions que le visiteur se perde un peu dans le jardin », sourit l’agriculteur-jardinier désireux de voir sa propriété se muer en une « succession d’espaces qui surprennent, charment et ravissent ».
 Il fait partie du club des créateurs de jardins,”Alsace Jardin”, basé à Uttenhoffen, dans le Nord de l’Alsace. « Dans certaines régions, les jardins sont l’attraction n°1. “En Alsace, on a une telle richesse architecturale qu’on n’en a pas besoin, c’est dommage ». Pour l’instant, le parc est ouvert « officieusement ». Dans un avenir proche -« la saison prochaine peut-être, celle d’après sûrement »-, il le sera officiellement. Avec un nouvel accès depuis la prairie, au bout de la rue du Parc, une « entrée très accueillante avec des fleurs, des images, une meilleure signalisation. On est dans une zone de friches où les gens font n’importe quoi. J’espère que cette entrée va tirer les choses vers le haut ».

Du XVe siècle à nos jours, nous suivons la transmission du domaine. Il a eu la singulière fortune de n’être jamais aliéné. Les diverses familles qui l’ont possédé se sont successivement unies entre elles et c’est par ces alliances ou par des filiations qu’il s’est transmis de l’une à l’autre, sans jamais se démembrer, mais au contraire en s’arrondissant d’acquisitions successives, de manière à former, même longtemps avant la Révolution, une des plus belles propriétés d”Alsace

XVe – XVIe s.
Le Chartrier de Schoppenwihr nous ramène jusqu’au milieu du XVe siècle.
. 1424 Schoppenwihr est propriété de la famille Reich de Reichenstein qui la conserve durant tout le XVIe siècle, en l’agrandissant par les acquisitions suivantes :
. 1459 un champ sis au ban de Bennwihr par Jean de Reichenstein
. 1482 un champ sis au ban de Bennwihr par Jean de Reichenstein
. 1529 trois acres de terre sis au ban d’Ostheim par Wolf Bastien de Reichenstein
. 1530 un journal de pré sis au ban de Bennwihr par Wolf Bastien de Reichenstein

XVIIe s.
Au commencement du XVIIe s. nous le trouvons indivis entre
-  le Comte Wolf Bastien de Ferrette (héritier des Reichenstein)
et ses neveux par alliance :
-  Frédéric Jean de Brinighoffen (Brinning-Hoffen) Seigneur de Bourogne (Diocèse de Besançon), Conseiller du duc de Wurtemberg
-  le baron Jean Guillaume Gueldrich de Sigmarshoffen (1583-1651) Conseiller d’Etat, Grand-Bailly à Montbéliard.
. De 1624 à 1649, Frédéric Jean de Brinighoffen posséda la totalité des parts du domaine de Schoppenwihr, parts qu’il céda à son tour, après procès en 1648, pour paiement de ses dettes à Jean Guillaume de Gueldrich Sigmarshoffen
En 1630, une grande partie de Schoppenwihr était occupée par des bois et des marécages. De 1639 à 1649, une grande partie des terres cultivées a été ravagée successivement par les Suédois, par les Impériaux et par les Français.
. Par un acte datant du 8 Mai 1649, nous lisons que Jean Guillaume Gueldrich de Sigmarshoffen devint propriétaire unique du domaine alors “abandonné, inculte et en friche”.
L’Alsace venant d’être réunie à la France depuis un an à peine, Sigmarshoffen, attaché à la maison de Wurtemberg, en acceptant Schoppenwihr devient  sujet du Roi de France.
. Peu après,  Henrica Gueldrich de Sigmarshoffen (fille de Jean Guillaume) apporta en dot le domaine de Schoppenwihr au Comte Jean Jacques de Breiten-Landenberg (issu d’une famille d’origine suisse).
. 1663 achat de 2 demi-acres de champ sis au ban de Houssen par Jean Jacques de Breiten-Landenberg
. 1680 Charlotte Elisabeth, fille du Comte Jean Jacques de Breiten-Landenberg, apporta Schoppenwihr dans la maison de Berckheim par son mariage avec le baron Georges Frédéric de Berckheim (1661-1718) fils de Jule Eberhard de Berckheim et Anne Eléonore de Brinighoffen.
Ils eurent un fils : Louis Frédéric de Berckheim (1698-1733)

XVIIIe – XIXe s.
Schoppenwihr restera dans la famille de Berckheim de 1680 à 1825 (1827 ?)
Au XVIIIe s. Schoppenwihr fut érigé en seigneurie particulière relevant directement de la couronne, distinction honorifique décernée au baron de Berckheim par le Roi de France.
. À l’époque de la Révolution, le seigneur de Schoppenwihr est Philippe Frédéric baron de Berckheim (1731-1812) fils de Louis Frédéric de Berckheim et de Jeanne Hélène Eckbrecht-Durckheim.

 

 

 

 

 

 

 

 

. Lui succéda l’aîné de ses fils, le général Frédéric-Sigismond baron de Berckheim (1775-1819) dont le nom est cité à l’Arc de Triomphe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

. Sa veuve, Marie Elisabeth Bartholdi  (1789-1858) se remaria en 1825 (1827 ?) et apporta ainsi le domaine de Schoppenwihr au marquis Adolphe de Boubers (1791-1864).

Anecdote : 1841 la première ligne française de chemin de fer à grande distance (140 km) et première ligne d’Europe (Strasbourg-Bâle) dessert Schoppenwihr.

 

. Leur fille, Clémentine de Boubers (1828-1861) apporta le domaine de Schoppenwihr en dot en 1852 au Vicomte Paul Renouard de Bussière (1827-1907) qui fit transformer la gentilhommière en château style Renaissance et aménager le parc romantique à l’anglaise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

XXe – XXIe s.
Schoppenwihr revient dans la famille de Berckheim en 1907

. Resté veuf et sans enfant, Paul Renouard de Bussière  légua le domaine de Schoppenwihr à sa nièce Elisabeth née de Pourtalès (1867-1952) épouse du baron Christian Egenolphe François de Berckheim (1853-1935)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

. L’actuel propriétaire, le baron Christian de Watteville-Berckheim (né en 1938) hérita  Schoppenwihr de son arrière grand-mère Elisabeth, à l’âge de 14 ans.

. Son père, le baron Jean de Watteville-Berckheim étant décédé en 1950,  sa grand-mère Diane née de Berckheim (1887-1977) épouse du baron Robert de Watteville, en eut l’usufruit.

 

 

 

 

 

 

 

Le Domaine de Schoppenwihr, resté propriété privée,  atteint une superficie de 120ha (sis aux bans d’Ostheim, Bennwihr et Houssen) à ce jour de l’an 2010.





Sources :
.  Dictionnaire de la Noblesse Française

.  “Schoppenwihr et son chartrier” par M. Paul Huot (édition 1863)
.  “Châteaux d’Alsace /Schoppenwihr” par F. Dollinger (édition 1910)
.  Archives de la Famille de Watteville-Berckheim
.  http://www.geldreich.info/

Article paru dans L’ALSACE du 27/04/2009 

Visite végétale.

Le tour des plantes de Schoppenwihr en quatre saisons rêvées.
Une Mulhousienne a trouvé un trésor chez une pépiniériste anglaise lors de la fête des plantes rares qui s’est déroulée ce week-end au parc de Schoppenwihr. D’autres merveilles étaient à découvrir dans ce jardin enchanté mêlant les essences comme les latitudes, les pays d’origine comme les couleurs et les odeurs. Visite en quatre saisons – totalement imaginaires – dans un parc riche en surprises. À la saison des  succulentes, on découvre la fin des plantes grasses et l’apparition des plantes résistantes à la chaleur comme au froid, capables d’orner une falaise ou un toit. La saison des bonsaïs est celle des petits formats nourris en petits pots avec soin par les passionnés d’une association rouffachoise. Celle du jardin anglais invite à un voyage d’arbustes colorés et odorants pour se mettre à l’ombre en été. Et notre année rêvée se termine à la saison des arômes où il est question de menthe-banane et de basilic cannelle…
• La saison des succulentes.
“Issues des familles de crassulacées, de cactées rustiques et d’aizoacées, les petites plantes grasses à la rosette toute resserrée, nées en altitude, s’acclimatent bien ici”, assure François Gouin, pépiniériste en Dordogne. Dans un sol bien drainé, en plein soleil, mais aussi par moins 15°. Vert pâle ou brun tendre, elles explosent de fleurs en étoile rose de juin à octobre. Détail : on ne parle plus de plantes grasses mais de plantes succulentes.
• La saison des bonsaïs.
Dès le printemps, ils demandent une alimentation quotidienne. Apparus en Chine et au Japon, où ils sont déclinés en tronc droit, incliné ou double, les bonsaïs de Rouffach sont nés de prélèvements en forêt alsacienne, avec accord de l’ONF, énigmatiques sexagénaires nourris en petits pots.
• La saison du jardin anglais.
“Moins carré qu’un jardin à la française, un peu comme un jardin de curé., c’est un mélange d’arbustes au feuillage persistant et de plantes vivaces aux floraisons qui se succèdent. Comme l’euchera, improprement appelé désespoir du peintre, qui est en fait le saxifraga umbrosa”, prévient Jane Phillips. La pépiniériste anglaise ajoute des géraniums vivaces et, “pour le parfum”, des rosiers anciens et des viornes qui fleurissent au début du printemps.
• La saison des arômes.
Leurs parfums se confondent délicieusement. Et leurs noms font frémir les papilles : menthe-bergamote, menthe-gingembre, menthe-banane, basilic cannelle. Ce ne sont pas des chocolats de pâtissier imaginatif mais des plantes aromatiques, médiévales pour certaines, hybrides récents pour d’autres. Veillent sur ces merveilles la menthe crispée et le thym hirsute.
Texte Anne Vouaux

Photo L’ALSACE – Dominique Gutkunst

Article DNA du 26/04/2009 

Florilège de printemps

Depuis hier sous le soleil et jusqu’à ce soir, à partir de 9 h, plus d’une soixantaine d’exposants. Belles variétés, narcissiques ou modestes, sont au rendez-vous de la fête des plantes de Schoppenwihr. Dans un cadre idéal et jusqu’à ce soir, des espèces à regarder, à sentir ou à manger.
La famille de Watteville a eu une idée de génie : son parc aux arbres plus que centenaires offre un écrin propice aux pépiniéristes et aux amateurs, pour certains collectionneurs passionnés, et lui assure son succès, témoin l’affluence dès hier matin aux portes du domaine.
PRIMEVÈRES. François de Watteville avait prévenu : les “primroses” – primevères – de David Lawson, architecte à l’origine devenu spécialiste du genre, créent l’évènement. Ce samedi matin, les acheteurs se succédaient sans presque discontinuer. 1 000 primevères et auricules (c’est presque pareil) sur ses étals ont eu les faveurs de cette fleur : « Elle s’adapte à tous les terrains, certaines sont de vrais bijoux, et ce n’est pas compliqué », a résumé David Lawson.
FAN DE ROSES. Alain Tellier, d’Heidwiller, dans le Sundgau, fréquente depuis près de cinq ans la fête de Schoppenwihr. Il collectionne depuis à peu près la même époque les roses anciennes, en a précisément 330. « C’est une réunion de passionnés, il y a un vrai échange, apprécie-t-il. Il a déniché, entre autres, un rosier buisson aux fleurs vertes, de 1 800 et des poussières. Alain Tellier était là à 9 h mais l’assure : l’an prochain, il arrivera encore plus tôt.
A MANGER. Chrysanthème comestible, basilic grec, bourache… les plants de légumes du maraîcher Yannick Loubet sont bios et “fixés”, comprendre qu’il s’agit de variétés anciennes, non transformées génétiquement.
Une centaine de plants de tomates attendent la clientèle de fidèles – le samedi voit revenir les habitués -. « C’est plus facile à cultiver, il vaut mieux ne pas les tailler, explique Yannick Loubet, de Ruffey-les-Beaune. En général il faut quand même reexpliquer, beaucoup ont oublié comment faire ».
AMBIANCE. Une ancienne grange dans le corps de ferme abrite une installation de Fabrice de Los Rios, de l’enseigne colmarienne A Fleur de Pot. Teintes sombres et vieillissantes des vases pour mettre en valeur les couleurs orangée ou vert d’eau des fleurs et végétaux. Il a fallu une semaine d’installation, jusqu’au faux manteau de cheminée. A noter, l’imposante vasque “Médicis” en aluminium brut. L’atmosphère tranche avec les couleurs solaires extérieures, et les nombreuses décorations pour jardin proposées dans les allées, souvent sur le mode du fer forgé faussement rouillé.
GRAINES MILITANTES. Ils sont botanistes-tropicalistes, travaillent pour les musées et oeuvrent dans l’association La voie des Fleurs (Essonne). Bernard Chevreau et Dalila Garah proposent des graines et fruits, comme la fleur bleue de l’arbre du voyageur, l’ivoire végétal, le fruit du raffia… afin de faire connaître la botanique tropicale. L’argent recueilli permet de soutenir les récoltants locaux à Madagascar, au Cameroun, en Equateur, à La Réunion et en Guadeloupe.
CHIENS NON ADMIS. L’interdiction d’entrer avec un chien est tombée à 9 h 30, au motif que des combats de chiens survenus l’année précédente avaient causé des problèmes. Sauf que tous les maîtres passés avant 9 h 30 avec leurs compagnons à quatre pattes n’ont pas été empêchés, suscitant l’incompréhension légitime des suivants.
M. A.-S.

Article DNA du 27/04/2009

Flânerie verte. Les amoureux de la flore avaient l’embarras du choix au parc de Schoppenwihr. Ils sont venus nombreux, très nombreux au parc de Schoppenwihr, les amateurs de belles plantes pour la 29e édition de la fête consacrée aux fleurs et autres végétaux. Les promeneurs se sont livrés à une flânerie verte avant de se perdre dans les 50 hectares de la propriété.
« C’est extraordinaire, il n’y a pas d’autre mot ». François de Watteville, propriétaire du parc de Schoppenwihr et organisateur de la 29e fête des plantes, ne fait pas dans la demi-mesure. « J’avais un peu peur qu’avec la crise, le public viendrait moins nombreux. Mais les pépiniéristes me disent qu’ils font mieux que l’année dernière ». C’était sans compter sur une clientèle alsacienne fidèle et passionnée par les fleurs. « Quand ça va mal, les gens arrêtent les folies et se concentrent sur leur nid. »
Une propriété très grande mais bien aménagée
Dans les allées fleuries du parc, on scrute la perle rare, on se renseigne sur un spécimen, on demande conseil pour son jardin. Au stand colmarien des cactus, plantes grasses et plantes à caudex (le nom d’un organe souterrain leur servant à constituer des réserves d’eau), Jean-Pierre parle fréquence d’arrosage et exotisme. « Les gens sont toujours intéressés par la bizarrerie de la chose, ça intrigue », s’amuse-t-il. Voilà 17 ans qu’il participe à « la plus belle fête des plantes ». L’occasion pour lui de revoir une clientèle régulière d’année en année. « Ils viennent regarder, réservent un ou deux pots puis partent se promener ».
Car le parc de Schoppenwihr ne se résume pas à la fête des plantes. Les visiteurs ont tout le loisir de profiter des 50 hectares verdoyants – sans compter les terres cultivées – pour flâner selon leur envie. « On en entend parler depuis longtemps du parc ». Ce printemps, Élisabeth et Désiré ont fait le déplacement depuis Marckolsheim pour découvrir « une propriété très grande mais bien aménagée ».
« Un grand bol d’air frais »
Couché dans des postures lascives au soleil face aux étangs, à l’ombre pour pique-niquer en famille, il y a de multiples manières de profiter de cet écrin de verdure. « C’est un grand bol d’air frais », savoure Véronique, l’appareil photo en main. « Quand on circule sur la nationale, on est loin de s’imaginer qu’il y a un si bel endroit derrière les arbres ».
Les promeneurs se laissent séduire sans mal par ce paysage d’un autre siècle, « un lieu magique » pour Jacques et Marie-Rose, où ils prennent leur temps. La rêverie terminée, ils regagnent la soixantaine d’exposants pour repartir avec un souvenir de leur après-midi. Et planter chez eux, une pièce de ce décor magnifique.
J-T.W.


Photo DNA – Michel Petry Photo DNA – Julien Kauffmann


Article DNA du 27 octobre 2008
Fête des Plantes d’Automne – Schoppenwihr
Affluence en hausse
Samedi et dimanche, le parc de Schoppenwihr ouvrait ses portes à l’occasion de la 2e fête des plantes d’automne. Plus de quarante exposants proposaient plantes, arbustes ou décorations de jardin. La première édition avait attiré quelques 3000 personnes, celle-ci 20% de plus.
Les mines réjouies des visiteurs et exposants, en ce dimanche après-midi, ne trompent pas: la deuxième édition de la fête des plantes d’automne est un succès. François de Watteville, organisateur et exploitant du parc le confirme : “Les pépiniéristes ont été dévalisés. Ils ont presque été trop prudents en ne ramenant qu’un nombre limité de spécimens”. Du côté des visiteurs, l’enthousiasme est partagé. Ainsi Maurice Vogel, un habitué de l’édition printanière: “Ici, vous vous adressez à des passionnés. Les jardineries ont fait des plantes des objets de consommation, étiquetés de codes-barres. Je viens là pour trouver des plantes rares et surtout m’adresser à des professionnels qui prodiguent de vrais conseils”. Quant aux professionnels cités, ils se réjouissent de pouvoir échanger avec des amateurs de plus en plus curieux.
Le prochain rendez-vous est fixé aux 25 et 26 avril 2009 pour la 29e édition des plantes de printemps.
I.B. 

Article DNA du 26 octobre 2008

L’automne en couleurs
Aujourd’hui encore, se tient la deuxième fête des plantes d’automne au parc de Schoppenwihr. Plus de 40 exposants de plantes et décorations de jardin investissent, pour l’occasion, ce parc privé de 120 hectares. L’édition précédente avait attiré quelques 3000 visiteurs.
Coincé entre une ligne de chemin de fer, une zone économique, une décharge publique et une autoroute, le parc de Schoppenwihr, propriété privée du baron de Watteville, est un véritable havre de paix. Le contraste est saisissant entre l’activité économique environnante et la nature apaisante de ce parc. En ce mois d’octobre, les arbres se sont parés de leurs plus belles couleurs, rouge, jaune et orangé. “Il s’agit d’un typique propriété sénatoriale du XVIIIe siècle, nous explique François de Watteville. Cet endroit a beaucoup souffert durant les guerres et tempêtes successives”. Si le parc retrouve petit à petit son aspect originel, les bâtisses n’ont plus rien à voir avec celles construites au départ. Ainsi le château a totalement disparu et les propriétaires habitent l’ancienne maison des domestiques.
Le souhait de François de Watteville, à travers l’organisation de cette fête des plantes d’automne, est de proposer une offre florale complète à des visiteurs qu’il espère nombreux. Bien sûr, il s’agit aussi d’une rentrée d’argent nécessaire pour la poursuite des travaux de rénovation. Si le parc est classé “Jardin remarquable” par le DRAC (direction régionale des affaires culturelles) depuis l’année dernière, les propriétaires ne touchent, pour autant, aucune subvention.
“Les arbres sont des sculptures, le tracteur est mon pinceau”
François de Watteville n’est revenu en France qu’il y a quatre ans. Auparavant, il a vécu à New York où il exerçait en tant que designer. “Le 11 septembre nous a beaucoup marqués, ma femme et moi. D’autant plus que nous avons des enfants. L’opportunité de revenir et de reprendre l’exploitation de mon père tombait à pic. Bien sûr, on en a beaucoup discuté avant de revenir”.
Entouré de deux personnes, François de Watteville s’évertue à redonner vie à ce parc qui lui tient tant à coeur. “On essaie de faire rentrer les champs dans le parc et on insère des îlots de parc au milieu des champs”. Lorsqu’il parle de cette propriété (qu’il loue à son père, comme il aime à le préciser); on croirait entendre un artiste expliquer son oeuvre. “Les arbres sont des sculptures, le tracteur est mon pinceau”.
Son métier de base l’aide à imaginer les perspectives et l’harmonie nécessaire à la configuration du parc. Mais au départ, il lui a fallu apprendre beaucoup. “Lorsque nous avons commencé la plantation des champs de céréales bio, nous étions de vrais “bleus” en la matière. Et à chaque fois qu’on s’engage dans un nouveau chantier, on ne sait pas trop combien de temps il nous faudra pour le mener à terme”.
Long de 1,5km, ce parc mérite d’être visité. C’est pourquoi, en parallèle de la vente de plantes, une visite de deux heures est organisée ce dimanche après-midi encore. Les visiteurs matinaux, en attendant, pourront profiter d’une conférence sur les grands arbres du parc. La fête des plantes, avant d’être une vente est une découverte…
Article signé Ilona Bonjean
Photos DNA – Christian Motsch
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